15 janvier 2013

Déménagement, Changement !

Je fais partie de ces gens insupportables jamais content. Je ne parviens jamais vraiment à me considérer comme accomplie, heureuse ou satisfaite de quelque pans de ma vie. Cette caractéristique exaspérante me viens de mon instabilité totale, mon éparpillement, ma curiosité. "L'herbe est peut-être plus vert ailleurs" est malgré moi la phrase qui incarne ma vie, je veux toujours tout faire, tout essayer et quand je dois choisir, je finis toujours par me demander "et si ...".
Depuis peu je n'écrivais plus, ou alors toujours la même chose. Alors j'ai commencé à me poser beaucoup trop de question et je ne les écrivais même plus ici, et si je changeais de blog (oui encore mais que voulez-vous ?) peut-être que ...

JOURNAL D'UNE HYPOPOKHÂGNEUSE - ANTIGONE STRANGE

Rendez-vous sur Hellocoton !

27 décembre 2012

Le petit poucet avait des cailloux blancs, lui.

 Ne sortons pas les choses de leurs contextes quand bien même ceux-ci dateraient. nous voilà il y a, ouh, déjà plus d'une semaine, dans la rue une jeune fille s'avance d'un pas décidé après être sortie de la bouche de rer. Un sac plastique, dans lequel se trouve seulement un thermos violet qui semble goutter au fond du sac déjà emplis d'une petite flaque de café, lui frôle le molet à chaque pas qui la rapproche de sa destination. Elle sors une cigarette d"un autre sac, qui semble presque vide, et la porte à sa bouche. Son visage quoi qu'il eût pu être beau est défiguré par une fatigue, un agacement et un renfrognement qui le rend antipathique.
Elle s'arrête devant un grand bâtiment bleu et blanc, un hôpital sans aucun doute. Une sonnerie y retentit et un foule d'élève s'en échappe désignant le bâtiment comme un lycée. La jeune fille agacée par la masse criante et beuglante qui l'entoure, s'en réchappe et s'introduit à contre courant dans ce qui est donc dorénavant un lycée. Là une adulte de petite taille lui sourit comme l'on sourirait à son voisin de longue date, une surveillante sans aucun doute. La fille se tourne et se retourne comme à la recherche d'une personne ou d'une information quand soudain son visage s'éclaire à la vue d'un groupe de personne qui lui font de grands signes à travers une baie vitrée. Elle les rejoints souris et enlace une métisse de son âge, salut d'une air récitent un jeune homme et se présente à une autre jeune femme qui ne quitte pas la jeune métisse. Puis tous ils s'engouffre dans une salle où se tiennent quatre adultes l'air sérieux, discutant entre eux près d'un tableau vert, quelques élèves regroupés en groupe d'amis sur des chaises et quelques ados accompagnés de leurs parents qui regardent au loin tentant d'oublier la honte de ne pas être venus entre amis.

Cette jeune fille vous l'aurez aisément deviner c'est moi et cette salle n'est autre que la permanence de mon ancien lycée où mon prof d'histoire actuel m'a très fortement demandé de venir participer à la présentation de l'hypokhâgne. Outre que j'y ai perdu mon temps de révision avant mon concours blanc d'histoire (oh quelle ironie) et que je me suis royalement fait chiez à écouter un branlu de péteux de ma classe répeter combien le bac est facile à des élèves qui stressaient tout autant que nous le faisions à leurs place, j'y ai surtout remis en cause tout mon choix d'orientation.
Non que je n'y croyais pas fermement quand je leurs ai dit que c'était une réelle ouverture culturelle, un approfondissement de toute les matières, un encadrement formateur et instructif, l’acquisition de vraies méthodes de travail. Je le pensais de tout mon cœur, quoique mon esprit rêvait plus de mon lit qu'autre chose, et je ne mentais pas en les détrompant sur les divers clichés pas erronés mais tellement amplifiés qu'ils semblent aberrants mais, mais il y en a une qui a posé la question que mon esprit refoule depuis le début de l'année : "Mais concrètement pourquoi s'imposer ça ?"

Concrètement pourquoi je suis là à culpabiliser de ne pas avoir commencer mon commentaire d'anglais ou appris les 52 khôlles d'histoire ? L'ENS, si je tiens ma khâgne j'aurais beau la tenter je vais la rater ne nous leurrons pas, les écoles de commerce ne m’intéressent à priori pas, je n'ai pas le niveau pour une école de traduction et les écoles de journalisme sont réputées comme inaccessible. Donc concrètement je suis là pour retourner en fac. Non pas que je vois cela comme un échec, loin de moi l'idée de penser ça, mais pourquoi m'imposer tout ça, ce détour là si je peut aller en fac directement ? Je n'hésite même pas entre plusieurs matières, je sais déjà que ce serait lettres modernes car si j'aime tout le reste c'est ça que j'aime plus que tout. Ce serait même lettres modernes avec un UE de suédois histoire de quiphé. Alors pourquoi en suis-je là ? Je n'en ai pas la moindre idée et ça me fait si peur. 


Rendez-vous sur Hellocoton !

25 décembre 2012

Un jour je serai Scarlett O'Hara


"La vie c'est trop dur" geigne-t-elle devant Autant en emporte le vent, c'est vrai quoi qu'es ce que vivre la guerre de sécession quand on a un Rhett Butler derrière ? Aujourd'hui la vie est dure d'être trop facile. C'est mal et horrible de dire ces mots mais j'aurai voulu vivre en temps de guerre. Savoir qui je suis vraiment et qui j'aurais été. C'est bien beau de ma part de dire que j'ai des principes mais comment en être certain tant qu'on ne les mets pas à l'épreuve ? C'est normal de se croire honnête, généreuse et résistante quand on a pas vécu de vraies difficultés. Je suis pompeuse et même orgueilleuse de vouloir faire ma fière, ma victime de guerre. Oui je recherche la reconnaissance, mais ma propre  reconnaissance. Je voudrai être quelqu'un par mes actions et non par de belles mais veines paroles ou idées combien même celle-ci sont sincères aujourd'hui.

Voilà le genre de réflexion à la con qui me passent dans l'esprit simultanément à "j'ai faim" "je devrai aller lire" et "il me faut des chaussures". Cependant ne vous tracassez pas, j'en pensent des trucs cons en une journée et je n'y crois pas toujours.
Rendez-vous sur Hellocoton !

09 décembre 2012

C'est drôle , non ?


Avant j'écrivais quand ça n'allait pas des masses. C'est faux avant j'écrivais tout le temps maintenant plus, seulement quand j'ai le morale quand ça semble aller mieux quand par un miracle miraculeux j'ai de l'énergie. C'est bizarre non ? Tout le monde m'a dit "tu verras le concours blanc, décembre, tout ça c'est pas très bon pour le moral, c'est dur mais faut tenir". Ca ne me semble pas si dur allez savoir pourquoi mais c'est pas plus dur que le reste du temps. Je commence à me faire "au rythme prépa". Ou alors je me fais à ma non adaptation, va savoir ...
Mes notes ne sont pas en hausses, je vois de moins en moins mes amis, ma famille même alors que pourtant j'habite chez moi. Je me fait au mal de crâne, à la fatigue à toute ces choses tristes et désagréables comme quoi on s'habitue à tout !
J'aime tellement écrire, presque autant que parler. J'aime parler ça va vite, ça pense vite, ça pense bien, c'est expressif et ça te prend au cœur comme une évidence. Écrire est si différent, quand j'écris c'est comme si je réfléchissais par étape, comme si je creusai un peu plus loin dans les couches qui entourent mon cerveau pour tenter d'arriver au centre de moi-même. En écrivant je peux effacer, reprendre, retravailler ma pensée lui donner la forme exacte recherchée, la formulation adaptée à mon sentiment. C'est long d'écrire, bien plus long que de parler mais presque plus profond, plus réel et artificiel à la fois. J'écris ce que je veux et pourtant comme je souhaite écrire ce qui est vrai je ne trompe personne. Un blog semble le plus souvent trop travaillé, trop faux et trop artificiel ; on croit qu'en stylisant trop le texte, la personne en face de l'écran nous ment. Elle ne ment pas elle reformule, reformule la réalité et nous rend consciemment ou non la vérité. Si elle ment, elle ne fait que nous donner ce a quoi elle aspire, comment elle voudrait vivre; si elle modifie, elle nous donne son point de vue, sa vision de la réalité. Quoi qu'il en soi elle se révèle toujours même dans les mensonges.
Voilà j'avais envie d'écrire et je suis partie dans un grand délire, une théorie fumeuse sur la blogosphère comme quoi on ne sait jamais vraiment où va nous mener le cerveau. 
Rendez-vous sur Hellocoton !

07 décembre 2012

Heureux qui comme Antigone ...



Je trouve que ça fait bien longtemps que je n'ai pas fait un article positif (un article tout court, en fait) et je trouve que ce soir à 23h47 semble être un instant parfait. Un instant pour vous dire et me dire qu'il y a des jours où je vais bien, très bien même.
Des journées où j'ai plaisir à travailler, un plaisir physique à travailler. Ce sentiment de bonne fatigue comme après une balade en mer ou une heure de natation. Aujourd'hui j'ai tout aimé, l'enthousiasme de ma prof d'anglais, la perversité de mon prof d'allemand, le goût étrange des lasagnes au légumes de la cantine, le cours génialllissimement génial sur Genet de ma prof de littérature, les petites blagues de Genette et de Poulet, le pléiade de Brecht, le falafel sur mon quai préféré de tout paris et la bonne douche chaude qui a clôturé mon périple. Oui j'ai apprécié absolument tout les éléments de ma journée jusqu'au froid revigorant qui te bouffe de l'intérieur.
Je me sens énergique, éveillée, motivée (oulalalalala je m'enballe un peu, non ? pfff ça durera pas) prête à affronter le concours blanc qui pointe son nez derrière son écharpe. Je suis la positivité même et tout me semble possible parce qu'aujourd'hui j'avais ma place partout où je suis allée, j'étais au bon endroit. J'en pleurai presque tellement je me sens bien là maintenant et je partage ce moment de bonheur dans l'ingénuité la plus totale avec vous qui n'en avait cure.

Il y a des jours comme ça.
Rendez-vous sur Hellocoton !